Des chiffres des plus farfelus circulent sur le TRE (taux de retour énergétique en année) et l’effet de serre (en kg CO2/kWh) des panneaux photovoltaïque. Cette étude très documentée d’HESPUL vous fera tout comprendre sur cette filière énergétivore mais quand même intéressante du point de vue écologique. Il faut savoir que les facteurs qui allongent le TRE sont, par ordre d’importance : le type d’installation (façade, toiture plate, toiture inclinée), le type de cellules (mono, poly cristallin ou amorphe…), et le type de panneaux (avec ou sans cadre). La région d’implantation des systèmes fait également beaucoup varier ce résultat et si des temps de retour inférieurs à 2 ans sont atteignables dans le sud de l’Espagne ou en Italie, ils sont en moyenne de 3 ans en France. Le système va donc rembourser 10 fois sa dette énergétique sur sa durée de vie de 30 ans. Si l’on considère l’émission de gaz à effet de serre, le PV sera plus approprié dans les régions où l’électricité est fortement carbonée ce qui n’est pas le cas de la France mais si l’on considère la production de déchets radioactifs, le PV sera plus approprié dans les régions où l’électricité est d’origine nucléaire comme la France avec plus de 210 cm3 de déchets hautement toxiques/kWc installé. La contribution à l’effet de serre pour la France est d’environ 70 g CO2-eq/kWh. A titre comparatif, le kWh électrique en France se situe entre 40 et 180 g CO2-eq/kWh selon l’usage (source Ademe 2005). DLM