LE MONDE CHAUFFE

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jeudi 4 mars 2010

Un iceberg géant se détache de l’Antarctique

Un iceberg de 2 550 km2 s'est détaché de la langue de glace du glacier Mertz en Antarctique de l'Est. La séparation a été détectée par une équipe franco-australienne (1). Selon le communiqué du CNRS : « Ce phénomène vient s'ajouter aux autres observations faites autour de l'Antarctique où de plus en plus de plates-formes glaciaires se détachent du continent et s'entrechoquent, ce qui entraîne une production accrue d'icebergs et une augmentation de l'apport d'eau douce à l'Océan Austral. ». Le glacier Mertz s'écoule dans l'océan avec un débit de 10 à 12 milliards de tonnes de glace par an. Avant la séparation du bloc de glace, sa langue de glace s'étendait en mer sur 160 km. Elle ne fait maintenant plus que 80 km. L’iceberg qui vient de se détacher a une longueur de 78 km et une largeur allant de 33 à 39 km ; son épaisseur moyenne est d'environ 400 mètres. Selon les observations par satellite, ce vêlage (2) est dû à la collision d'un iceberg encore plus grand et vieux de 18 ans, appelé B9B (95km de long par 20km de large). D’après les scientifiques, la position future des deux icebergs risque d’affecter la circulation océanique et l'équilibre des écosystèmes de cette région. C’est dans cette zone que prennent naissance en partie les eaux de fond denses et froides de l'Antarctique qui alimentent la circulation océanique mondiale.

Michel Sage

1) L’équipe de recherche est composée de : - LEGOS : Laboratoire d'études en Géophysique et océanographie spatiales (CNRS/Université Paul Sabatier/CNES/IRD) ; - LOCEAN : Laboratoire d'Océanographie et du Climat : Expérimentations et Approches Numériques (CNRS/UPMC/IRD/MNHN) ; - l'Université de Tasmanie (Australian Antarctic Division).

2) Fragmentation d'une masse de glace appartenant à un glacier, un iceberg ou une plate-forme de glace

vendredi 26 février 2010

Position du Réseau Action Climat au sujet de Claude Allègre et autres sceptiques des changements climatiques

Depuis l’échec du sommet de Copenhague, les opinions sceptiques quant à la réalité des changements climatiques bénéficient d’une médiatisation sans rapport avec leur importance réelle dans la sphère scientifique. A l’occasion des propos réitérés de Claude Allègre sur « L’imposture climatique », le Réseau Action Climat - France et ses associations membres souhaitent alerter sur ces thèses infondées.

Cette défiance à l’égard de la recherche scientifique perturbe le travail de sensibilisation aux changements climatiques et pourrait freiner les efforts qui doivent être impérativement fournis par tous pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Le RAC-F rappelle que la réalité des changements climatiques est reconnue par l’immense majorité des scientifiques de toutes spécialités et de tous pays. Les scénarios climatiques modélisent de mieux en mieux ces modifications et nous alertent sur leur aggravation à venir. Ces travaux publiés dans les revues scientifiques à comité de lecture sont synthétisés dans les rapports du GIEC. En France, ce sont les laboratoires les plus compétents (1) dans le domaine qui y travaillent.

Entre autres, il est admis par la communauté scientifique que :

  • - les activités humaines influencent très probablement le climat (+ de 9 chances sur 10) (3) ;
  • - la température mondiale a augmenté de 0,74°C en moyenne entre 1906 et 2005, cette augmentation s’accélérant : la décennie 2000-2009 a été plus chaude que la précédente (1990-1999), laquelle l’était déjà plus que celle de 1980-1989 (2) ;
  • - le niveau moyen des océans s’est élevé de 17 cm au cours du XXème siècle avec une accélération depuis 1993 (+3,1 mm par an) (3) .

Ces changements climatiques aggravent les vulnérabilités des populations les plus pauvres (faim, manque d’eau, maladies à vecteur, etc). Les associations de solidarité internationale et de protection de l’environnement sont complémentaires et unies sur le front de la lutte contre les changements climatiques. Ensemble, elles exigent la justice climatique au sein de différents collectifs (Réseau Climat & Développement, Coordination Sud, Ultimatum Climatique, CRID).

En marge de ces polémiques, le Réseau Action Climat continue d’effectuer sa mission d’information en maintenant une exigence scientifique sur les sources utilisées dans ses travaux. Une rubrique dédiée aux erreurs fréquemment commises au sujet des changements climatiques verra le jour très prochainement sur le site internet du RAC-F : www.rac-f.org

1: CNRS, Météo¬France et son centre de recherche météorologique (CNRM), Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement, Institut Pierre Simon Laplace, etc.

2: Organisation Météorologique Mondiale , Communiqué du 8 décembre 2009 www.wmo.int

3: 4ème Rapport du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’évolution du Climat, 2007 www.ipcc.ch

Communiqué de presse du Réseau Action Climat-France du 17 février 2010

lundi 22 février 2010

Les leçons politiques de Copenhague

Ce rapport de recherche téléchargeable ici passe en revue les résultats politiques de la Conférence de Copenhague, les évolutions que l’on décèle dans les rapports de force géopolitiques, dans les thématiques et dans la cartographie des principaux acteurs. Il tente d’apprécier les facteurs de blocage et les responsabilités et étudie comment envisager l’architecture future du climat. Le texte fait aussi le point sur:

  1. le recadrage du problème tant scientifique que politique qui s’opère
  2. la question des forêts et ses perspectives
  3. la recomposition du paysage des ONG et de la société civile.

lundi 1 février 2010

Faciliter vos déplacement en Alsace avec ViAlsace

ViAlsace est une source d'information complète et continue sur l'offre de transport disponible (tous les modes, toutes les lignes, tous les horaires...) et l'actualité de tous les réseaux de transports publics de la Région Alsace (perturbations, travaux, évolutions, etc.). En associant les différents modes de déplacements et en proposant, pour chaque itinéraire, les trajets les plus rapides et les plus performants en terme de correspondances, ViAlsace est aussi le guide qui vous permet d'utiliser les transports en commun facilement pour tous vos déplacements (loisirs, domicile-travail, domicile-études...) sur le périmètre de la Région Alsace.

Issu d'une démarche concertée entreprise par les autorités organisatrices de transports, ViAlsace intègre déjà les informations de 10 réseaux de transports publics urbains et interurbains dans son calculateur d'itinéraire, Venez découvrir ViAlsace et faites évoluer ce nouvel outil qui propose également comme choix dans vos déplacements l’option « le moins de CO2 ».
DLM

jeudi 28 janvier 2010

+ 0,8°C c'est la hausse des températures moyennes depuis 1880

Selon le Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA, notre planète vient de connaître la décennie (2000-2009) la plus chaude jamais enregistrée depuis 1880. Et contrairement à toute attente, l’année 2009 arrive même en 2ème position des années vraiment très chaudes, derrière 2005, sur l’ensemble des 130 années passées au crible des instruments des climatologues américains. De plus comme le souligne James Hansen, contrairement à ce qui est colporté, le réchauffement climatique ne s’est pas arrêté au cours des dix dernières années. Lire l'ensemble de l'article ici.

jeudi 21 janvier 2010

Glaciers de l’Himalaya : pourquoi les experts se sont plantés ?

Le Giec fait son mea culpa. Dans son rapport de 2007, il avait annoncé la disparition des glaciers de l'Himalaya en 2035. Une bourde, avoue-t-il aujourd'hui dans un communiqué. Pourtant, ses publications sont maintes fois révisées par les experts du monde entier. Comment une erreur a-t-elle pu se glisser dans son rapport ? Dans cet article de Terra eco vous comprendrez pourquoi cette énorme erreur a été possible. Mais globalement le GIEC se trompe très peu et il ne faudrait que pour cette bourde vous alliez rejoindre les climato-sceptiques

mercredi 30 décembre 2009

Le Conseil Constitutionnel retoque la taxe carbone

Le Conseil Constitutionnel a censuré la taxe carbone, estimant qu'elle ne permettait pas de lutter contre le réchauffement climatique à cause du trop grand nombre d'exemptions prévues. Le Premier ministre promet un nouveau dispositif pour le 20 janvier. Lire la suite de cet article ici .

lundi 28 décembre 2009

Un simulateur de taxe carbone en ligne.

Pour savoir approximativement ce que vous coutera la taxe carbone, vous pouvez vous rendre sur ce simulateur

lundi 21 décembre 2009

Le fiasco climatique

Le résultat de 15 jours de négociation tient presque en 2 lignes:

2°C de réchauffement maximum sans engagement sur des objectifs de réduction d’émissions que les signataires devront préciser .... aux calendes grecques. Heureusement, une belle avancé, les 40.000 tonnes de carbone générées par la conférence seront compensées!

Copenhague n’a pas tenu ses promesses mais son traité minimaliste est en adéquation avec la devise des Shadock.

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10 projets pour changer le monde

Ce supplément gratuit pour les fêtes vous est offert par Terraeco

jeudi 17 décembre 2009

Monsanto prétend aujourd’hui à l’obtention de crédits carbone!

La multinationale Monsanto tente de convaincre la Convention des Nations unies sur le changement climatique (UNFCCC) que les cultures de soja OGM mondiales peuvent bénéficier de crédits carbone. Comment ? Elle met en avant la technique de "semis direct" de cette plante car non labouré, le sol retiendrait plus de dioxyde de carbone. Cette culture, majoritairement utilisée pour nourrir les animaux d’élevage, est la première cause de déforestation en Amazonie. et est cultivé avec force épandage de Round Up désherbant produit par Monsanto. Lire l'article complet sur Terraeco

mercredi 16 décembre 2009

A Copenhague, Klimaforum09 met l’humain au centre du débat

Après la bataille de chiffres qui paralyse le sommet de Copenhague, la société civile représentée par Klimaforum09 a émis un communiqué qui remet enfin l’homme et le système au centre du débat et présente de façon claire les véritables enjeux ainsi qu’un ensemble de revendications légitimes si l’on veut éviter une véritable crise globale (climatique, sociale et environnementale).

Cette conférence parallèle aux négociations de la COP 15 est ouverte au grand public et les principales ONG environnementales et de développement y sont représentées.

La voiture électrique est-elle aussi verte qu’on le dit?

Une petite berline électrique consomme environ 0,25 kwh/km auquel il faut rajouter environ 20% liés à la construction du moteur électrique et de la batterie Li-ion, car les batteries ne permettent, au mieux, qu’environ 1000 charges/décharges soit 120.000 km avec leur autonomie actuelle. La consommation réelle des véhicules électriques est donc d’environ 0.3 kwh/km.

En tenant compte des différents mix énergétiques pour produire l’électricité nécessaire au chargement des batteries, nous aurions à titre d’exemple 256 g CO2/km pour la Chine avec ses 854 gCO2/kWh ; 120 gCO2/km pour l’Europe (ce qui correspond à la future norme sur les moteurs thermiques) avec 400 gCO2/kWh et seulement 22.5 g CO2/km pour la France avec 75gCO2/kWh en raison de la prédominance du nucléaire. A ces chiffres il faudrait ajouter 8% liés aux pertes sur les réseaux.

Mais il faut tenir compte également des besoins électriques supplémentaires liés au développement du parc électrique. Si l’on estime que le parc automobile français (30 millions de véhicules) parcours chaque jour 40 km, le besoin annuel d’électricité supplémentaire inhérent au tout électrique serait d’environ 100Twh soit 17 réacteurs nucléaires de type Gravelines !

Il faut savoir également que les ressources en Lithium métal connues sont de 30 millions de tonnes (sans compter les réserves marines qui ont un cout d’exploitation supérieur) et que les réserves exploitables en 2008 (entre 4 et 16 millions de tonnes selon les sources) sont détenus pour les ¾ par la Bolivie et le Chili. Si tout le marché actuel, estimé à 1 milliard de véhicules, basculait en électrique avec 3kg de Li métal par véhicule, les réserves de lithium assurerait seulement une dizaine d’années de production.

Comme le soulignait, hier, l’eurodéputé Yannick Jadot à l’annonce faite par notre Président, que sur les 5 Mds d’euros dédiés au volet Développement Durable des 35 Mds prévus au Grand Emprunt 2010, 20% seraient destinés au nucléaire de demain dit de 4ème génération : la France poursuit ses illusions énergétiques. Et n’oublions pas que la gestion des déchets du nucléaire nous engagent sur 6000 générations !. Dominique LOIR-MONGAZON

lundi 14 décembre 2009

Copenhague : atmosphère électrique entre les négociateurs

Aujourd'hui à Copenhague, des propositions ont été faites pour tenter d'embarquer les Américains dans un document de travail,. Mais en riposte, les pays du Sud, dont la délégation africaine, ont provoqué une suspension des négociations.
Selon Pierre Radanne, expert dans les politiques énergétiques et fondateur en 2004 de Futur Facteur 4, il semble impossible d’aboutir à la fin des discussions de Copenhague à un quelconque traité.
Lire la suite de l'article ici. DLM

Heureusement nous avons le pétrole du Nigéria

Le Nigeria est pour la France un partenaire incontournable en Afrique de l’Ouest. La présence économique française au Nigeria est plus que centenaire.

Le stock d’investissements français au Nigeria est particulièrement important, avec 2,7 milliards d’euros en 2006. On trouve des entreprises françaises dans les secteurs pétrolier et gazier (…). En 2008 les échanges commerciaux entre la France et Nigeria ont dépassé les 4 milliards d’euros. On note une hausse aussi bien de nos exportations (+31%, à 1,466 Md€) que de nos importations (+65%, à 3,3Md€, essentiellement des hydrocarbures). Ceci s’explique en grande partie par le pic de l’été 2008, avec un baril de brut coté à près de 150$. Le Nigeria est respectivement notre 11ème et 5ème fournisseur de pétrole et de gaz. Voila ce que l’on peut lire sur France Diplomatie…. Mais ils ne parlent pas des dégâts liés à l’exploitation pétrolière. DLM

Témoins du climat

Les chiffres sont contestés par les climato-sceptiques, qu’en sera-t-il des témoignages de 600 citoyens du monde qui subissent de plein fouet les affres du dérèglement climatique ? Comment douter encore avec du bouleversement du climat dont nous sommes les témoins ? Qui peut encore contester le recul des glaciers, les sécheresses à répétition, les modifications qui touchent les écosystèmes terrestres ou marins ; les modifications voire l’arrêt des migrations de bon nombres d’oiseaux, l’augmentation du nombre et de la puissance des cyclones, la recrudescence des épisodes caniculaires avec leur cortège d’incendies ou encore les dates de moussons de plus en plus imprévisibles ? Qui, même chez nous, n’a pas entendu dans une discussion « on a jamais vu ça » en parlant de la violence de phénomènes climatiques ? Si malgré tout il vous reste des doutes, vous ne perdrez pas votre temps à visionner cette vidéo, (extrait du film de Yann Arthus Bertrand : 6 milliards d’Autres) ; qui offre un aperçu de la souffrance subit par des centaines de millions d’individus en raison des rejets massifs de gaz à effet de serre et du gaspillage des ressources fossiles depuis le début de l'ère industrielle sur laquelle nos sociétés riches ont bâti un modèle de développement qui n'est plus acceptable.


Pour visionner l’intégralité de ces témoignages d’une dignité remarquable qui nous montrent comment ces gens sont attachés à leur terre malgré les difficultés croissantes qu’ils ont pour se maintenir dans un environnement de plus en plus hostile cliquez ici. Dominique LOIR-MONGAZON

mercredi 9 décembre 2009

Une première! une centrale thermique au charbon stocke son CO2

mardi 8 décembre 2009

L'ampleur du réchauffement climatique semble sous-estimée

Alors que s'ouvrent à Copenhague les négociations sur le climat, une étude souligne l'urgence à agir : le réchauffement à long terme dû à la hausse des concentrations de gaz à effet de serre pourrait en effet être de 30 à 50 % plus élevé que prévu actuellement, selon une étude publiée dimanche 6 décembre par Nature Geoscience.
Lire l'article sur le monde

vendredi 4 décembre 2009

ACV du photovoltaïque : tout dépend en fait du mix énergétique !

Des chiffres des plus farfelus circulent sur le TRE (taux de retour énergétique en année) et l’effet de serre (en kg CO2/kWh) des panneaux photovoltaïque. Cette étude très documentée d’HESPUL vous fera tout comprendre sur cette filière énergétivore mais quand même intéressante du point de vue écologique. Il faut savoir que les facteurs qui allongent le TRE sont, par ordre d’importance : le type d’installation (façade, toiture plate, toiture inclinée), le type de cellules (mono, poly cristallin ou amorphe…), et le type de panneaux (avec ou sans cadre). La région d’implantation des systèmes fait également beaucoup varier ce résultat et si des temps de retour inférieurs à 2 ans sont atteignables dans le sud de l’Espagne ou en Italie, ils sont en moyenne de 3 ans en France. Le système va donc rembourser 10 fois sa dette énergétique sur sa durée de vie de 30 ans. Si l’on considère l’émission de gaz à effet de serre, le PV sera plus approprié dans les régions où l’électricité est fortement carbonée ce qui n’est pas le cas de la France mais si l’on considère la production de déchets radioactifs, le PV sera plus approprié dans les régions où l’électricité est d’origine nucléaire comme la France avec plus de 210 cm3 de déchets hautement toxiques/kWc installé. La contribution à l’effet de serre pour la France est d’environ 70 g CO2-eq/kWh. A titre comparatif, le kWh électrique en France se situe entre 40 et 180 g CO2-eq/kWh selon l’usage (source Ademe 2005). DLM

mercredi 2 décembre 2009

La croissance chinoise donne le tournis

L’envolée économique de la Chine (une croissance du PIB de 9,8 % par an en moyenne depuis 1980) et son poids démographique l’ont hissée au rang de second consommateur mondial d’énergie, derrière les Etats-Unis et de premier émetteur de gaz à effet de serre depuis 2007. La politique de développement chinoise s’appuie en grande partie sur l’exploitation de ses importantes réserves de charbon. Le pays est en effet le premier producteur mondial de charbon ce qui lui permet de couvrir 70 % de ses besoins en énergie primaire. L’utilisation de ce combustible solide est massive en particulier dans le secteur électrique (à l’origine de 80 % de l’électricité produite dont les besoins ne cessent de croître avec + 165% ces 10 dernières années) et dans l’industrie qui représentent à eux deux 80 % des émissions de CO2. Le premier « atelier du monde » s’est positionné comme un acteur majeur du commerce international et 15 % à 34 % de ses émissions de CO2 proviendraient de la fabrication de produits destinés à l’exportation ! En plus d’être le premier pays producteur de produits manufacturés au monde, la Chine a largement développé son industrie lourde, en particulier depuis 2001, année de son entrée dans l’OMC. Elle produit actuellement 50 % du ciment (industrie responsable de 20 % des émissions chinoises), 35 % de l’acier et 28 % de l’aluminium mondial. Cette soif de développement se caractérise également par une modification des modes de vie et une urbanisation rapide. Quelques indicateurs peuvent témoigner de cette tendance : - chaque année, plus de 10 millions de personnes migrent de la campagne vers la ville, rendant nécessaire la construction de 20 milliards de m² de logements supplémentaires, l’équivalent de la structure européenne existante. Or un urbain consomme trois à quatre fois plus d’énergie qu’un rural et que ces derniers représentent encore 60% de la population ! (contre 25% en moyenne dans les pays développés - La production de voitures a augmenté de + 22 % en 2007 pour atteindre 8,9 millions de véhicules/an. Avec 70 millions de voitures particulières au 31 juillet 2009, le nombre de véhicule est encore faible au regard de la population (30 fois moins qu’aux Etats-Unis). Mais les prévisions de croissance de ce secteur sont alarmantes, puisqu’aujourd’hui aucune alternative sérieuse au pétrole n’a encore été éprouvée. Dans son dernier rapport, le Climate Group envisage un quadruplement de la flotte de véhicules particuliers en 2030 ! portant les besoins d’importations à 16 millions de barils par jour, contre 3,5 en 2006.

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         File d'attente des taxis pour faire le plein dans une ville chinoise DLM

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