LE MONDE CHAUFFE

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 30 août 2010

Acidification des océans

L'océan absorbe naturellement une partie du CO2 de l'atmosphère. Mais l'augmentation de la quantité de ce gaz dans l'air a des conséquences encore méconnues sur les océans, contribuant à leur acidification. Lire la suite de l'article de Greenpeace ici

lundi 23 août 2010

Un été 2010 exceptionnellement chaud selon les données spatiales

L’été 2010 aura été marqué par des évènements météorologiques d’une rare violence qui ont affectés de nombreuses régions de la planète. La carte mondiale des températures pour le mois de juillet permet de mieux comprendre la répartition de ces catastrophes naturelles.Lire la suite de l'article

Un quart de la surface du glacier Petermann part à la dérive

Au début du mois, plusieurs satellites ont photographié la rupture du grand glacier Petermann, au Groenland, et le début de la dérive d'un iceberg géant de 245 kilomètres carrés. Lire l'article du Dauphiné ici

Aïe ! Les plantes ne veulent plus de carbone

On comptait sur la végétation pour absorber une part croissante du CO2 que nous injectons dans l’atmosphère. Mais la verdure commence à saturer… Pour lire la suite de cet article de Pierre Barthélémy ancien directeur du service Sciences et Environnement du Monde cliquez ici

jeudi 1 juillet 2010

La perdition des animaux migrateurs face aux changements climatiques

Attendu prochainement, un nouveau rapport du PNUE (1), intitulé « Vulnérabilité des espèces migratrices au changement climatique », donne un avant-goût guère encourageant de l’avenir qui se profile pour les espèces animales migratrices. Le 24 juin dernier, à l’occasion du lancement de l’ouvrage (2) co-écrit par Robert Vagg et le journaliste Stanley Johns, « ambassadeur pour la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage » (CMS), s’est tenue une série de conférences au cours desquelles furent notamment débattus les premiers résultats disponibles de ce prochain rapport. Or, sans surprise, ceux-ci confirment l’extrême vulnérabilité des espèces migratrices, telles que les baleines ou les tortues, face aux perturbations climatiques.

Menés par la Société Zoologique de Londres (ZSL), pour le compte de la Convention du PNUE sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, les travaux présentés indiquent que « même les changements les plus subtils des conditions environnementales causés par le changement climatique pourraient avoir des conséquences catastrophiques pour les animaux migrateurs ». Dépendantes de plusieurs habitats pour se nourrir, se reproduire et se reposer, bon nombre d’espèces migratrices pourraient ainsi s’éteindre si elles ne parviennent pas à s’adapter aux modifications affectant leurs milieux d’élection.

Parmi les espèces les plus vulnérables, figurent notamment les tortues caouanne, empruntant souvent les eaux britanniques au cours de leurs trajets migratoires. Celles-ci pourraient, toutefois, leur devenir de plus en plus en inhospitalières. Elles y sont, entre autres, confrontées à la raréfaction des plages propices à la nidification, en raison de l’élévation du niveau des océans. En outre, l’élévation des températures représente un obstacle supplémentaire, les chercheurs craignant qu’elle entraîne la féminisation de populations entières et cause, par là-même, la disparition des représentants mâles de l’espèce. Mais les tortues caouanne ne sont malheureusement pas les seules à tomber sous la menace du couperet. La tortue verte, la tortue imbriquée, la tortue luth, la baleine bleue, le lamantin ouest africain et le poisson-chat géant font partie des « espèces à haut risque de disparition face au changement climatique ».

Pour Aylin McNamara, gestionnaire du projet de la Société Zoologique de Londres, il ne fait aucun doute que : « L'augmentation des températures, les changements dans les taux de précipitations, l'élévation du niveau de la mer, l'acidification des océans, les changements dans les courants océaniques et les phénomènes météorologiques extrêmes affecteront toutes les populations d'espèces migratoires ».

Pour œuvrer à la conservation des espèces migratrices, et les épauler dans leurs efforts d’adaptation aux changements climatiques, le réel défi à relever consiste en l’instauration d’une coopération à l’échelon international, les espèces migratrices ne connaissant pas, par définition, de frontières.

Cécile Cassier

1- Programme des Nations Unies pour l’Environnement.

2- Le livre intitulé « Survival : Saving Endangered Migratory Species » présente une analyse de la situation des espèces migratrices à travers le monde, et des menaces auxquelles elles sont confrontées.

jeudi 27 mai 2010

Inventaires nationaux des émissions de Gaz à Effet de Serre de l’élevage

Une très intéressante présentation du Centre Interprofessionnel Technique d'Etude de la Pollution Atmosphérique (CITEPA) sur les émissions liées à l'agriculture. En particulier vous trouverez dans ce document un tableau sur les émission de CH4 liées à la fermentation entérique par type d'animal d'après une étude de l'INRA de 2008 ( Vermorel et al) ainsi qu'un schéma pour comprendre les émission de N2O en partant du cycle de l'azote.

Cliquez ici pour télécharger le document et pour avoir tous les détails sur les émissions liées à la fermentation entérique il vous suffit de télécharger le rapport de Vermorel et al
DLM

29,2 millions d'euros pour le plan de performance énergétique des exploitations agricoles 2010

Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, a décidé de maintenir en 2010 le plan de performance énergétique (PPE) et de le doté de 29,2 millions d’euros. Le PPE est un outil d’accompagnement essentiel pour renforcer la compétitivité des exploitations agricoles et lutter contre le changement climatique qui comprend 3 volets.

  • - un appel à projet national en faveur de la méthanisation agricole ;
  • - des subventions au niveau régional en faveur des investissements économes en énergie au niveau de l’exploitation agricole ;
  • - des soutiens aux diagnostics énergétiques des exploitations agricoles.

Conformément aux objectifs de la loi de programme relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, le plan vise « à accroître la maîtrise énergétique des exploitations afin d'atteindre un taux de 30% d'exploitations agricoles à faible dépendance énergétique d'ici 2013 ».__ __

Vous pouvez télécharger la circulaire du 15 avril 2010 concernant le PPE en cliquant sur le lien: C2010-3038_PPE_du_15_04_10_volet_exploitations_agric.act.pdf

mardi 18 mai 2010

James Hansen : « Nous devons fixer un prix au carbone »

De passage à Paris, le climatologue de la Nasa – James Hansen - l'un des premiers à avoir affirmé le lien entre actions humaines et changement climatique ne mâche pas ses mots. Lire l'interview de Terra Eco ici

le 1er palmarès des régions les plus vertes

Terra eco a épluché le bilan des 22 régions françaises métropolitaines en matière de développement durable. Sur le podium : Rhône-Alpes, puis Midi-Pyrénées suivi des Pays de la Loire. voir le classement de votre région ici

dimanche 16 mai 2010

Le mystère de la disparition des abeilles : Le film

Enquête sur un désastre écologique mondial qui pourrait mettre en péril l’humanité toute entière. A ne pas manquer sur ARTE

Un documentaire de Mark Daniels Mardi 18 mai à 20h35

Aujourd’hui, un tiers de notre nourriture dépend directement de l’abeille, le pollinisateur* agricole le plus important de notre planète. Or, depuis plusieurs années, des millions d’abeilles disparaissent mystérieusement. Pourquoi ? Serons-nous capables de faire face à cette catastrophe annoncée ? Un extrait du film

vendredi 30 avril 2010

Le "Grenelle 2"carbonisé par les lobbies

Les syndicats des céréaliers n'ont pas lésiné sur le blé pour encourager leurs troupes à défiler mardi 27 de la Nation à la République : 150 euros de prime versés à chaque agriculteur monté à Paris avec son tracteur, soit 193 950 euros pour les 1293 qui ont fait le déplacement. Sarko, préoccupé de renouer avec son électorat, a déjà cajolé les manifestants, en leur concédant, le 6 mars, au Salon de l'agriculture : « L'environnement, ça commence à bien faire. » Or le plan sanitaire du gouvernement, qui prévoyait une réduction drastique des pesticides, était justement l'un des sujets d'inquiétude de la profession. Les députés ont compris le message et récrit le « Grenelle 2 » pour donner satisfaction aux lobbies.
Engrais au secret
Examiné en séance publique à l'Assemblée, à partir du 4 mai, le projet, d'une centaine d'articles, a été sérieusement adouci en commission. Au point d'être applaudi désormais par les syndicats paysans. « La plupart des amendements soutenus par la FNSEA ont été retenus par les députés », reconnaît benoîtement la fédération sur son site Internet. Et d'énumérer les concessions obtenues. Notamment sur les pesticides : « Conditionner le retrait d'un produit phytosanitaire (engrais chimique) interdit en France mais autorisé en Europe à l'avis scientifique de l'Afssa et à une évaluation des effets socio-économiques du retrait. » Autrement dit : avant de mettre à la poubelle un pesticide illicite, il faudra en mesurer les conséquences, en particulier financières, pour les agriculteurs. La FNSEA a aussi gagné de haute lutte la bataille sur l'affichage des caractéristiques de chaque produit. Ces histoires d'engrais « étant une affaire de spécialistes, leur promotion doit se faire uniquement dans un cadre professionnel », s'est justifié Thierry Benoît, député Nouveau Centre, à l'origine de l'amendement qui interdit leur publicité à destination du grand public. Et tant pis pour le consommateur, qui continuera à consommer sans savoir ce que contient son assiette. L'affichage « carbone » des produits devait être imposé à partir du 1er janvier 2011, il ne l'est plus. Les agriculteurs ont encore obtenu qu'en cas de pollution de l'eau « l'intervention de la sanction financière ait lieu non plus après la seule verbalisation, mais après la condamnation de l'éleveur ». Toujours ça de gagné. Le lobby agricole n'est pas le seul à avoir été bien servi. Dans tous les domaines, Sarko a reculé. Les entreprises de plus de 500 salariés ont obtenu un délai de deux ans avant de devoir dresser le bilan de leurs émissions de CO2. La taxe écologique sur les poids lourds, dont l'entrée en vigueur était prévue en 2010, ne s'appliquera au mieux qu'en 2012 : l'autoroute présidentielle doit rester dégagée pour Sarko. Un amendement gouvernemental propose aussi de supprimer la procédure d'enquête publique pour toutes les demandes d'augmentation des rejets radioactifs et chimiques et des prélèvements d'eau des centrales nucléaires. C'est « la banalisation des pollutions nucléaires » afin de «privilégier la rentabilité des installations », s'insurge l'association Sortir du nucléaire. Les députés ont encore décidé de supprimer la possibilité d'expérimenter les péages urbains à l'entrée des villes.

Ailes brisées

Ces braves élus ont surtout renforcé les règles d'implantation d'éoliennes. Les projets de construction seront désormais soumis au régime des installations classées. Les parcs devront être situés à une distance minimale de 500 mètres par rapport aux habitations, et des provisions devront être constituées pour leur démantèlement. Le lobby anti-éolien, lui, réclame encore davantage. La Fédération environnement durable, qui est à sa tête, appelle tous ses sympathisants à adresser des courriels aux députés pour les convaincre qu'adopter cette loi c'est « voter pour l'affairisme et la spoliation des biens des particuliers et assassiner tous les paysages de France ». Tout en nuances ! Heureusement que Fillon, le 14 avril, avait rassuré son monde, en expliquant que le « Grenelle 2 » n'était pas en «péril » et que l'écologie restait « au cœur » du projet gouvernemental. .. Un cœur brisé, avait-il juste omis de préciser !

Jean-Michel Thénard (Canard enchainé du 28 avril 2010)

jeudi 29 avril 2010

Nouvelle évaluation des émissions de gaz à effet de serre du secteur laitier

Selon un nouveau rapport de la FAO le secteur laitier représente environ 4 pour cent de toutes les émissions de gaz à effet de serre (GES) d'origine anthropique, Ce chiffre comprend à la fois les émissions liées à la production, à la transformation et au transport des produits laitiers ainsi que les émissions liées à la production de viande d'animaux provenant de la filière lait. Le chiffre présenté par la FAO en 2006 sur l'ensemble de l'élevage est donc à revoir à la baisse. Lire l'ensemble de l'article ici

vendredi 2 avril 2010

Bilan Carbone du pôle horticole de wintzenheim

Voici l'article du numéro spécial "ENERGIE VERTE" de l'Est agricole et viticole portant sur les résultats du bilan carbone effectué sur le pôle horticole du Lycée agricole de Wintzenheim. Pour la lecture enregistrer les images...

art_wintz_p1.jpg art_wintz_p2.jpg art_wintz_p3.jpg
Dominique LOIR-MONGAZON

Climat : Edouard Brézin tacle Claude Allègre

L'ancien président de l'Académie des Sciences et du Cnrs Edouard Brézin, interrogé par La Croix, tacle sévèrement Claude Allègre et Vincent Courtillot. Le Président de l'Académie des sciences, Jean Salançon, répondant à la demande de Valérie Pécresse, a déclaré vouloir organiser un débat sur les sciences du climat. Une déclaration qui vient après la publication de l'Appel des scientifiques du climat hier. Lire la suite de cet article de Libération ici

mercredi 17 mars 2010

L'acidification des océans

Une video très instructive pour comprendre les mécanismes d'acidification des océans et les conséquences sur les éco-systèmes.


Acidification__Oceans.rar vous permet de télécharger cette vidéo compressée de 10 mn

mardi 16 mars 2010

Effet de serre : n’oublions pas le méthane !

La lutte contre le réchauffement climatique ne doit pas se limiter à la réduction des émissions de dioxyde de carbone. L’impact du méthane, autre gaz à effet de serre, est crucial. Or, les calculs qui le prennent en compte sont discutables. Pour tout comprendre sur le PRG et l'impact réel du méthane sur le réchauffement climatique télécharger un document de Benjamin Dessus, Bernard Laponche et Hervé Le Treut ici

lundi 15 mars 2010

La science canadienne derrière le quatrième Rapport d’évaluation du GIEC

Depuis sa publication en février 2007, le quatrième Rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a eu un impact énorme sur le public, les politiciens et les hommes d’affaires du monde entier. Dr. Fyfe est un des auteurs principaux du Groupe de travail 1, chargé du rapport sur les éléments scientifiques et, dans les mois qui ont suivi la publication du Rapport, il a été convié à donner plus de 20 présentations de haut niveau sur la science du changement climatique.

Le quatrième Rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC 2007) conclut que le réchauffement du système climatique est sans équivoque, comme le montrent les observations de hausses des températures planétaires moyennes de l’air et de l’océan, de la fonte généralisée de la neige et de la glace, et d’une élévation du niveau moyen mondial de la mer. Au CCmaC de Victoria, Dr. Fyfe utilise des modèles du climat pour étudier les impacts qu’ont les activités humaines sur le système climatique en faisant augmenter les concentrations de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère. Ses résultats aident à comprendre comment la planète réagit à l’évolution de l’état de l’atmosphère et permettent de prévoir les régimes climatiques qui pourraient régner dans un avenir proche. Ces informations sont essentielles pour concevoir les bonnes stratégies d’atténuation et d’adaptation face au changement climatique. Lire l'ensemble de l'article ici

jeudi 4 mars 2010

Un iceberg géant se détache de l’Antarctique

Un iceberg de 2 550 km2 s'est détaché de la langue de glace du glacier Mertz en Antarctique de l'Est. La séparation a été détectée par une équipe franco-australienne (1). Selon le communiqué du CNRS : « Ce phénomène vient s'ajouter aux autres observations faites autour de l'Antarctique où de plus en plus de plates-formes glaciaires se détachent du continent et s'entrechoquent, ce qui entraîne une production accrue d'icebergs et une augmentation de l'apport d'eau douce à l'Océan Austral. ». Le glacier Mertz s'écoule dans l'océan avec un débit de 10 à 12 milliards de tonnes de glace par an. Avant la séparation du bloc de glace, sa langue de glace s'étendait en mer sur 160 km. Elle ne fait maintenant plus que 80 km. L’iceberg qui vient de se détacher a une longueur de 78 km et une largeur allant de 33 à 39 km ; son épaisseur moyenne est d'environ 400 mètres. Selon les observations par satellite, ce vêlage (2) est dû à la collision d'un iceberg encore plus grand et vieux de 18 ans, appelé B9B (95km de long par 20km de large). D’après les scientifiques, la position future des deux icebergs risque d’affecter la circulation océanique et l'équilibre des écosystèmes de cette région. C’est dans cette zone que prennent naissance en partie les eaux de fond denses et froides de l'Antarctique qui alimentent la circulation océanique mondiale.

Michel Sage

1) L’équipe de recherche est composée de : - LEGOS : Laboratoire d'études en Géophysique et océanographie spatiales (CNRS/Université Paul Sabatier/CNES/IRD) ; - LOCEAN : Laboratoire d'Océanographie et du Climat : Expérimentations et Approches Numériques (CNRS/UPMC/IRD/MNHN) ; - l'Université de Tasmanie (Australian Antarctic Division).

2) Fragmentation d'une masse de glace appartenant à un glacier, un iceberg ou une plate-forme de glace

vendredi 26 février 2010

Position du Réseau Action Climat au sujet de Claude Allègre et autres sceptiques des changements climatiques

Depuis l’échec du sommet de Copenhague, les opinions sceptiques quant à la réalité des changements climatiques bénéficient d’une médiatisation sans rapport avec leur importance réelle dans la sphère scientifique. A l’occasion des propos réitérés de Claude Allègre sur « L’imposture climatique », le Réseau Action Climat - France et ses associations membres souhaitent alerter sur ces thèses infondées.

Cette défiance à l’égard de la recherche scientifique perturbe le travail de sensibilisation aux changements climatiques et pourrait freiner les efforts qui doivent être impérativement fournis par tous pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Le RAC-F rappelle que la réalité des changements climatiques est reconnue par l’immense majorité des scientifiques de toutes spécialités et de tous pays. Les scénarios climatiques modélisent de mieux en mieux ces modifications et nous alertent sur leur aggravation à venir. Ces travaux publiés dans les revues scientifiques à comité de lecture sont synthétisés dans les rapports du GIEC. En France, ce sont les laboratoires les plus compétents (1) dans le domaine qui y travaillent.

Entre autres, il est admis par la communauté scientifique que :

  • - les activités humaines influencent très probablement le climat (+ de 9 chances sur 10) (3) ;
  • - la température mondiale a augmenté de 0,74°C en moyenne entre 1906 et 2005, cette augmentation s’accélérant : la décennie 2000-2009 a été plus chaude que la précédente (1990-1999), laquelle l’était déjà plus que celle de 1980-1989 (2) ;
  • - le niveau moyen des océans s’est élevé de 17 cm au cours du XXème siècle avec une accélération depuis 1993 (+3,1 mm par an) (3) .

Ces changements climatiques aggravent les vulnérabilités des populations les plus pauvres (faim, manque d’eau, maladies à vecteur, etc). Les associations de solidarité internationale et de protection de l’environnement sont complémentaires et unies sur le front de la lutte contre les changements climatiques. Ensemble, elles exigent la justice climatique au sein de différents collectifs (Réseau Climat & Développement, Coordination Sud, Ultimatum Climatique, CRID).

En marge de ces polémiques, le Réseau Action Climat continue d’effectuer sa mission d’information en maintenant une exigence scientifique sur les sources utilisées dans ses travaux. Une rubrique dédiée aux erreurs fréquemment commises au sujet des changements climatiques verra le jour très prochainement sur le site internet du RAC-F : www.rac-f.org

1: CNRS, Météo¬France et son centre de recherche météorologique (CNRM), Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement, Institut Pierre Simon Laplace, etc.

2: Organisation Météorologique Mondiale , Communiqué du 8 décembre 2009 www.wmo.int

3: 4ème Rapport du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’évolution du Climat, 2007 www.ipcc.ch

Communiqué de presse du Réseau Action Climat-France du 17 février 2010

lundi 22 février 2010

Les leçons politiques de Copenhague

Ce rapport de recherche téléchargeable ici passe en revue les résultats politiques de la Conférence de Copenhague, les évolutions que l’on décèle dans les rapports de force géopolitiques, dans les thématiques et dans la cartographie des principaux acteurs. Il tente d’apprécier les facteurs de blocage et les responsabilités et étudie comment envisager l’architecture future du climat. Le texte fait aussi le point sur:

  1. le recadrage du problème tant scientifique que politique qui s’opère
  2. la question des forêts et ses perspectives
  3. la recomposition du paysage des ONG et de la société civile.

- page 1 de 11